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Publié le 26 juin 2017 | par Cristal

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Devenir bilingue en étant geek, c’est possible?

Je ne me suis jamais considérée comme bonne en anglais. Ayant déjà à la base beaucoup de difficulté en français, l’anglais m’a paru comme une langue impossible à apprendre et à comprendre. De plus, plusieurs personnes de mon entourage m’encourageaient à penser que j’étais mauvaise, mais que c’était en me pratiquant que j’y arriverais; une méthode bien cruelle qui n’a fait que m’enfoncer dans le crâne que je n’étais pas bonne au lieu de me motiver à m’améliorer.

Pourtant, aujourd’hui, mes professeurs me considèrent bilingue et apte à travailler dans un milieu anglophone. Certes, je ne suis pas parfaitement bilingue, mais j’ai développé suffisamment de connaissances pour parler aisément en anglais dans un milieu professionnel et même personnel.

Mon plus gros problème provient principalement des lapsus (que je fais énormément, autant en français qu’en anglais) et que parfois « j’anglicise » des termes français. « I hurt my bra » au lieu de « I hurt my arm » crée une situation bien hilarante lors d’une première rencontre. Ma prononciation n’est pas parfaite non plus, mais elle tend à s’améliorer de plus en plus.

Mais comment ais-je fait pour passer de pourrie en anglais à bilingue?
La réponse : je suis geek.

La fameuse phrase qui circule parfois sur Internet à propos de « J’ai appris mon anglais avec les jeux vidéo. », c’est en grande partie vrai dans mon cas, mais pas exclusivement. Contrairement à la France qui a eu des versions françaises des jeux vidéo, nous avions des versions américaines, donc en anglais, de ces mêmes jeux. Un principe d’association d’idées, d’images et de mots nous permettait de comprendre, lorsqu’un adulte n’était pas en notre présence pour nous aider. Si les termes « attack » et « defend » ressemblaient d’assez près à attaquer et défendre, d’autres termes me posaient plus de problèmes, comme « blessing » qui n’avait rien à voir avec blesser…

C’est en jouant à Dr. Mario que j’ai compris ce que voulait dire « fever » et « chill », les deux thèmes musicaux du jeu de la NES et avec Yoshi Cookie pour les délicieux biscuits. Les premiers jeux auxquels j’avais accès n’avaient cependant pas beaucoup d’histoire pour que je me pratique à lire l’anglais, mais peu à peu, certains jeux m’ont interpellé plus et j’ai alors débuté une immersion massive par le nombre d’heures que j’y passais.

Warcraft : Orc and Human
Ce jeu de simulation de construction et de stratégie m’aura fait découvrir tout un langage spécifique de construction. Le bois (wood), la pierre (stone) et l’or (gold) sont nécessaires à la construction et les différentes icônes les représentant sont omniprésentes pour la construction des maisons, baraques, archeries, tours et autres bâtiments nécessaires pour se défendre des envahisseurs et aller les attaquer à notre tour. Le déplacement des unités et les ordres à leur donner étaient également d’autres termes à connaître pour s’assurer la victoire.

Diablo 1 et 2
Sans aucun doute le jeu que j’ai passé le plus d’heures à m’y plonger, la variété de termes à découvrir comme les différentes armes et armures, les potions, les habiletés et les compétences s’imprégnaient dans mon esprit alors que je tentais de décortiquer les textes des quêtes à faire. « Stay awhile and listen » – Cain

The Sims
Incontournable jeu de simulation, j’ai eu le premier en anglais, ce qui fut génial pour apprendre les termes de vie courante et des objets du quotidien rapidement. Des bulles d’informations qui apparaissent dans le menu avec une description des objets à acheter m’ont permis de faire de meilleures associations entre les mots et l’objet.

Il y eut bien d’autres jeux que ceux-ci pour m’aider, et encore aujourd’hui, je me perfectionne avec différents jeux – particulièrement Final Fantasy XIV – afin d’avoir un anglais… Non, simplement pour le plaisir et mon anglais suit tout seul. Lire les descriptions est une chose, savoir prononcer en est une autre et c’est là que la télévision entre en ligne de compte.

Il y a quelques années, je passais beaucoup de temps seule à la maison les soirs et les fins de semaine. Sans véhicule et loin de mes amis, je tournais en rond dans mon trois et demi, et bien que j’avais des jeux d’ordinateur et quelques-uns de Playstation 2, parfois, j’avais juste envie de m’installer devant la télé. Sans câble et sans oreilles de lapin, mon écran cathodique ne captait rien et je repassais en boucle les quelques films que j’avais en ma possession. Une gentille amie m’a donc prêté certains films et séries télévisées. Malheureusement pour moi, certains d’entre eux n’avaient pas de traduction française ou seulement quelques saisons sur l’ensemble de la série étaient traduites.

Stargate
J’avais écouté certains épisodes lorsque j’étais adolescente et que la série passait à la télévision. La première saison du coffret étant en français, c’est rendu à la seconde saison que j’ai découvert que le reste était uniquement en anglais. Soupirant, c’est avec l’aide des sous-titres que j’ai réussi à écouter le reste de la série et passer au travers des voix différentes, mais originales, des acteurs.

Buffy/Angel
J’ai écouté 15 minutes en français et j’ai mis le reste des deux séries en anglais avec les sous-titres. Les voix de France me semblaient surréalistes après avoir écouté Stargate en anglais et les expressions étaient tellement différentes de celles utilisées au Québec que je trouvais cela affreux. C’était peut-être le fait que je n’avais pas écouté beaucoup de séries télévisées traduites en français ou parce que depuis trop longtemps je m’étais habituée à ces voix et expressions. Par contre, avec une indication sur les moments dans la série de Buffy de faire l’alternance avec les épisodes d’Angel pour suivre les deux histoires qui se déroulent en partie en parallèle, je n’ai pas voulu décrocher même si c’était en anglais. Les voix de certains acteurs m’ont cependant fait travailler plus fort pour comprendre à cause des accents de Spike et de Gilles, entre autre.

Star Trek : The Next Generation et Deep Space Nine
Deux autres séries qui m’ont permis de persévérer à comprendre l’anglais sous différents accents. Les acteurs provenant de différents pays, donc tous avec des accents différents, plus les expressions des peuples rencontrés (dans Stargate, tous les extraterrestres parlent ¨l’américain¨), c’était un beau mélange d’accents où les sous-titres m’ont permis encore une fois de bien décortiquer ce qui se disait.

Outre continuer à lire l’anglais, les sous-titres me permettaient de ne pas trop me forcer sur l’écoute pour traduire et comprendre. Je comprenais déjà mieux à ce moment l’anglais écrit et c’était plus facile pour moi de lire. Le support visuel me permettait aussi de faire des associations entre les phrases et les actions ou événements qui se produisaient autour des personnages.

J’ai remarqué cependant que si je parviens bien à écouter des séries en anglais avec les sous-titres, lire un livre totalement en anglais m’est encore difficile. Je n’arrive pas à garder l’intérêt de celui-ci et ma concentration à comprendre me fatigue trop.

Il y a plusieurs autres jeux et films qui m’ont permis de m’améliorer, mais j’ai voulu ressortir les principaux dans cet article. Et vous, avez-vous développé des connaissances dans une autre langue grâce à votre côté geek?


À propos de cet accros

Diplômée en histoire, artisane du fil, geek, gamer et nerd sans oublier "cosplayer", je suis un peu la "princess of all trades". Passionnée par l'histoire, les jeux et les costumes, je vous ferai partager mes univers aussi réels que virtuels.


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