Antythese webcomic101-mycage

Publié le 01 mai 2017 | par Antythese

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Webcomics101 – My Cage

Bon. Après trois éditions où je vous ai présenté des titres avec des personnages anthropomorphiques, pourquoi ne pas en faire une quatrième? Car jamais trois sans quatre, paraît-il…

Quoi? Non, ce n’est pas l’expression ? Ah bon ? Et bien, c’est ce qu’on dit maintenant. Gna!

Blague à part, chers fidèles accros, nous sommes rendus à la huitième tribune de Webcomics101, mais jamais encore est-ce que la brûlante question fut répondue : « D’où t’es venu l’idée d’écrire sur des bandes dessinées, monsieur ? ». Mis à part me permettre de me ressourcer entre deux vidéos, l’inspiration et l’envie proviennent de notre sujet d’aujourd’hui : My Cage.

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Bienvenue dans le monde… selon Norman!

À première vue, la webcomic est bien innocente dans son apparence, mais au fur et à mesure que l’on lit les aventures de Norman T. Platypus et la vie qui l’entoure, on se rend vite compte que c’est tout sauf innocent. Mise en situation : « l’humanité » est instinct, donc c’est aux animaux que revient la lourde tâche de gérer la société technologique telle que nous la connaissons aujourd’hui – continuer là où les humains étaient vis-à-vis leur quotidien du métro, boulot, dodo. Notre protagoniste est bien des choses : aspirant écrivain geek, jeune mais chauve, frustré de la vie. Son « problème » est qu’il a un emploi stable, il payé plus qu’il le devrait pour couvrir un patron paresseux qui est catégoriquement méchant… et il trouve le moyen de s’en plaindre. C’est un peu un hommage à « Dilbert », qui lui pose un regard plus sarcastique et absurde sur la vie de travail dans un cube, mais My Cage ne s’en cache pas et c’est ça qui fait son charme!

J’ai mentionné que Norman était frustré de la vie quasiment pour rien, mais attendez de voir QUI l’entoure justement. Pour vous donner des exemples, son patron Max T. Terrier se dit fièrement être méchant, digne des vilains de James Bond mais avec un penchant plus satanique… qui pourtant est la raison qui fait que Norman est payé plus qu’il le devrait. La condition ? Que Norman soit le superviseur de la bande de joyeux lurons qui peuplent l’entreprise, permettant à Max de faire son travail de patron le moins possible, reconnaissant cependant que Norman soit d’une excellente compétence pour le poste.

Son groupe de collègues est composé de personnages construits alentour de leurs stéréotypes. Un « gino douche bag » ? Sa copine sarcastique qui voit tout le monde du mauvais œil ? Un crédule qui redéfinit l’expression par lui-même ? Une mère monoparentale divorcée, super belle, mais aux critères hyper exigeants pour ses prochains prétendants amoureux ? Une meilleure amie qui amène ses taquineries le plus loin possible (Comme la fois où elle est venue plus tôt au travail pour brocher toutes les choses de Norman… même la brocheuse!) ? Tout est normal jusqu’à maintenant…

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Et bien… ça l’a rapidement dégénéré!

Hors de sa vie au travail, la vie personnelle de Norman n’est pas plus ennuyeuse avec sa copine Bridget (qui est beaucoup trop gentille pour son propre bien) et son amibe qui est un animal de compagnie, faisant ce que tous les couples font: partage de rêves brisés, insécurités, différences d’opinions, ruiner l’enfance de l’autre… la routine, quoi! Vous commencez à voir de quoi il s’agit un peu ? Nous avons tous des gens dans notre quotidien qui ressemblent à ces personnages. Certes, pour le bien des gags, c’est exagéré, mais bien dosé – rien n’est surfait. C’est une routine, certes, et malgré que Norman ne semble pas apprécier même la moindre petite chose, ses mésaventures sont très cocasses à coup sûr. Ça n’empêchera pas que la bande dessinée prenne d’autres tournures; elle évoluera, en quelque sorte, alors que Norman sera confronté malgré lui à bien des choses. Outre ses conflits perpétuels, nous allons être témoin d’une prise de conscience de sa part, alors que Bridget le quittera. Le développement est tout aussi brutal que la ligne que vous venez tout juste de lire – qui est là un des gros défauts de My Cage. Lorsqu’il essaie de sortir de sa zone de confort, le lecteur n’a aucunement le temps d’accueillir les changements, puisqu’il n’y a eu aucune construction, aucun indice, depuis le départ. En contrepartie, la vie aussi agit de cette façon. Ça fait réfléchir, du coup.

L’approche de My Cage se définit comme étant un manga, et c’est là que j’ai un problème… Ce n’en est pas un! Il ne ressemble en rien à un manga. À en voir les dessins de Melissa DeJesus qui rappelleraient peut-être des dessins pour enfants (qui sont agréables à regarder en passant, mais là, c’est une opinion personnelle), je ne vois pas en quoi l’œuvre peut être qualifiée ni même inspirée des mangas si la forme, elle, est typiquement américaine. Les cases d’un comic strip au Japon sont verticales et la construction des gags se base beaucoup sur l’absurde, au contraire des bavures qu’échangent tous les personnages de My Cage. Donc, de prétendre que c’est le premier « manga américain », non!

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Y’a visiblement pas assez d’héros ornithorynque dans le monde.

Malgré tout, My Cage est délicieusement conçu et on ne s’ennuie pas vraiment. Les auteurs ont même été syndicalisés (publiés dans les journaux) et leurs archives se trouvent toujours sur le site de gocomics.com. Ils ont dû brusquement arrêter leurs activités, puisqu’ils n’ont pas été renouvelés. En revanche, My Cage s’est terminé avec l’annonce de la publication de Santa vs Dracula, qui elle est une vraie bande dessinée que l’on peut acheter.

Et ensuite, m’sieur ?

My Cage, tout comme la vie, continue! Cela va certainement vous surprendre, mais le projet a repris vie en 2015, après quatre ans d’absence de l’Internet. Méthode tout de même intelligente, les créateurs se sont tournés vers patreon.com pour continuer d’écrire les (més)aventures de Norman T. Playtapus et son quotidien. Pour tout simplement 1$, vous encouragerez des artistes qui méritent toute l’exposition possible, et comme personne ne veut les syndiquer et qu’ils demeurent maîtres de leur création (c’est logique!), patreon.com est devenu leur salut. Alors, il est vivement conseillé de consulter l’archive sur gocomics.com avant de prendre la décision si oui ou non vous estimez qu’encourager davantage ces artistes vaut la peine.

Personnellement, je compte le faire prochainement.

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My Cage (http://www.gocomics.com/mycage & https://www.patreon.com/mycage (nouveaux comics))
Par Ed Powers & Melissa DeJesus
Humour
Variés


À propos de cet accros

Antythese

Auteur des Antythese Segment et Webcomics101, Antythese est le résultat d'une expérience combinant plusieurs cultures artistiques, faisant de lui ce que vous voyez à chaque épisode. Ayant grandit avec les changements radicaux des années 80 et 90, Antythese espère vous apprendre quelque chose tout en vous divertissant d'un épisode à l'autre ou d'un article à l'autre!!


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