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Publié le 12 septembre 2013 | par Tanooka

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Jouons rétro dans le Vieux!

Rebonjour à vous, en ce mois de septembre!

Il y a fort longtemps que je n’ai posté un quelconque article, en raison de la jolie saison estivale me rendant flemmarde, de mon déménagement (good bye Laval, Montréal me revoilà, hell yeah!), de mon trop plein d’idées me faisant écrire plein d’affaires en même temps, et de mes petits voyages à travers la province. Justement, parlant de voyages, j’ai fait un bref séjour à Québec en juillet (la Ville, pas la Province, pour les Français qui pourraient me lire!).

Et qu’y avait-il d’attirant pour la petite Tanooka à Québec?

Outre de la famille, des amis et des racoins historiques, il y avait cette exposition au Musée de la Civilisation, situé dans le Vieux Québec, intitulée « Une histoire de jeux vidéo : l’expo qui se joue »…

Oh! Mais si! Ça explique le titre de cet article. J’y suis allée en compagnie de nuls autres que mon très cher Testeur Alpha, et ma famille, et mon ami, et je raconte ma life là. Et en plus, l’entrée était gratuite pour nous, grâce à une gentille tante à moi qui travaille au musée.

Alors, je vais radoter à propos de cette exposition, en vous illustrant ses hauts… Et ses bas, car bien que très agréable à visiter et à jouer, elle avait certains défauts; chose tout à fait normale!

musée

 C’est ça, le Musée de la Civilisation dans le Vieux Québec.

Mais first, une brève description de l’expo pour vous mettre dans le bain :

Traversez 7 époques charnières du jeu vidéo (Pong et ses dérivés; Les premiers jeux en couleurs; L’ère du dessin; Le Pixel Art; L’arrivée de la 3D; L’image s’affine; Jeux HD et jeux rétros) dans des salles remplies de bornes jouables, de consoles sous vitrines, de pièces rares et d’autres objets (figurines, affiches, accessoires) illustrant certains jeux légendaires!

Apparemment qu’il y a plus de 450 artefacts exposés. Je n’ai pas de misère à le croire, c’est réellement immense comme endroit. Beaucoup des consoles présentées sont des prêts de MO5.COM. Je vous laisse vous renseigner sur eux : http://mo5.com/

Mais rien ne saurait mieux décrire cette exposition qu’une galerie photo sur le Flickr du musée :

http://www.flickr.com/photos/museedelacivilisation/sets/72157633349981422/

Notez la face béate du maire Labeaume devant Donkey Kong Junior : http://www.flickr.com/photos/museedelacivilisation/8681244050/in/set-72157633349981422/ A-do-rable!

Denis Talbot était absent quand j’y suis allée, évidemment. Il n’est pas une pièce de la collection permanente du Musée de la Civilisation. C’était juste un emprunt à Musique Plus, à l’occasion de l’inauguration de l’expo en mai. Me semble que ça aurait été chouette pourtant, Talbot en vitrine. Bref!

Je n’ai pas de photos de mon cru, désolée. C’était interdit de photographier, bien sûr. L’article sera donc aride en photos, les questions de droits d’utilisation des photos d’expo des autres m’agaçant fortement.

Je ne m’éterniserai pas sur la description, étant donné que je fais une critique, pas un reportage publicitaire. Allez lire les nombreux reportages descriptifs sur le sujet sur le web, ou mieux, visitez  vous-même l’expo, vous avez jusqu’au 16 mars prochain!

…Mais lisez quand même ma critique là là!

 

Les hauts :

Puisque je suis une rétro gamer, mon but ultime en allant voir cette exposition était de voir et surtout de JOUER avec des vieilles bébelles. J’ai donc été très bien servie à ce niveau, le musée ayant pris soin de bien garnir ses vitrines et bornes jouables de spécimens rétro en tout genre, du célèbre Atari 2600 jusqu’aux nombreux ordinateurs-consoles parfois plus obscurs à mes yeux, et en majorité jouables via les bornes conçues à cet effet. Sous verre, dans la première section, il y avait nul autre que la célèbre Brown Box.  Je me suis inclinée -figuré- devant cet objet, que dis-je, cette genèse vidéoludique. Puis vint l’Odyssey, avec ses layers originaux. Magique =D. Clou de l’expo en entrant!

L’histoire des jeux vidéo au travers des sept époques, sans me vanter, je la connaissais quand même beaucoup. Par conséquent, je n’ai pas appris grand-chose, outre découvrir quelques vieux jeux et consoles m’étant alors inconnus. MAIS! D’être sortie de là plus ou moins instruite, ça n’en fait pas un point négatif, au contraire. Tout est bien raconté et expliqué au fil des différentes salles thématiques, de sorte que le néophyte venu pour apprendre en ressortira plus cultivé sur le sujet. Le gamer sera content avec les jeux, même s’il n’apprendra pas tant car connaissant déjà le domaine, et l’historien/curieux sera satisfait avec les explications.

Il y avait des consoles rétro, mais aussi des plus récentes, de la N64 (si on peut considérer ça comme récent) à la Wii, en passant par Play Station et compagnie. Toutes jouable bien sûr avec un paquet de bornes! Mais les consoles post-2000 m’intéressaient moins, bien sûr.

Si on prend le temps de jouer à presque tous les jeux, entre amis (quand j’y suis allée, l’achalandage était moyen, pas  vraiment de file d’attente, mais une pas pire foule quand même entre les bornes), l’expo peut facilement s’étirer le temps d’un après-midi. Ce qui vaut largement plus la peine qu’une salle d’arcade moderne (consoles rares et histoires incluses), pour le prix : 15$ adultes, 10$ étudiants- . Parlant d’arcade, il y avait plusieurs vraies bornes d’arcade jouables (vous pouvez en voir sur les photos de Flickr), en plus des bornes de consoles « home made ».

Pour les sensibles du dos comme moi qui souffrent le martyr après 30 minutes debout, les haltes-banc –avec des Game Boy jouables, yé!- étaient les bienvenues!

Sinon, outre les consoles, le scénario de l’expo était bien rodé, dans le sens où l’on ne s’est pas contenté de juste nous pitcher des consoles avec des dates en dessous. Il y avait de nombreux à côté en lien avec certains jeux présentés, tel des magazines d’époques, des figurines, des affiches de films (Star Wars, les Schtroumpfs, World of Warcraft, Pokémon, et j’en passe). Ces ajouts sont, pour les créateurs de l’exposition (conservateurs du musée, historiens, designers d’expo, collectionneurs, techniciens… Y’a toute une équipe derrière ça!), l’occasion de mettre en valeur d’autres objets de la collection du musée, qui ne seraient pas sortis des réserves obscures sinon.

Tout en gardant un lien avec le sujet de l’expo évidemment… Ok, lien parfois forcé, comme extrait d’un certain vieux film de Buster Keaton : http://www.foxylounge.com/MANUEL-GARIN-Buster-Keaton-VS qui aurait inspiré Mario Bros, jouant à côté de la borne… Théorie largement admise, mais moi je trouve ça boiteux! Enfin, faut l’avouer, ça bouche des trous.

C’était donc très complet niveau artefacts!

Niveau « physique » maintenant. Cette expo, c’est du solide! Ils ont pensé à leur affaire, les designers. Car ils n’ont pas laissé « traîner » les manettes au sol avec les fils pêle-mêle, non non non! Chaque borne abritait la console en démo, sous vitrine, la manette étant connectée par « l’intérieur » de la base, et solidement attachée avec du fil de fer, qui plus est. Au nombre de gens qui passent par-là, il fallait que ce soit bien solide pour résister… Et ça ne semblait pas être du toc!

Questionnement : Je me suis demandé comment ça fonctionnait à l’intérieur de ces bornes… Y a-t-il réellement une véritable console branchée à la télévision? N’oubliez pas que la console sous vitrine en démo sur le dessus de la borne n’était pas branchée… Une console cachée dans le mur, avec une cartouche dedans, jouant 10 heures par jour, à chaque jour? Et un technicien qui allume chaque console à l’ouverture? Ça en fait des allumages! Ça peut en faire du bug! Ça peut en faire du gros trouble! Pour les consoles récentes, je dis pas (quoique, même la PS2, des fois là!), mais les vieux ordis des années 80… Wow! De là mon idée que c’était peut-être de l’émulation sur de simples PC cachés dans la borne… Why not pour s’éviter du trouble? Si quelqu’un a la vraie réponse…  Je veux savoir!

Quoique, apparemment que les jeux étaient en PAL (puisque Mo5 est Français). Je n’ai personnellement remarqué aucune différence niveau cadence de jeu, j’ai fait ma course de Super Mario Kart sans être déstabilisée…  C’était peut-être de vraies consoles européennes qui jouaient finalement!

C’est toujours plusse mieux les vraies consoles, de toute façon!

 

…Et les bas :

Je  viens de dire que c’est toujours plusse mieux les vraies consoles… À ce sujet,  l’expérience rétro n’était pas à 100% jouissive. Explication : Pour vivre pleinement le rétro, il faut mettre la cartouche dans la console, démarrer, sacrer, sortir la cartouche, souffler, redémarrer, espérer, et voir le jeu fonctionner.

Là, le jeu était démarré depuis belle lurette, et souvent en pause en plein milieu d’une game. Bon bon je sais, c’est une exposition avec un public hétéroclite (gamer, enfant hyperactif, grand-maman aveugle, pouilleux affamé, mascotte kawaii, douchebag qui ignore ce qu’il fout là, plote à char qui suit son douchebag qui ignore aussi ce qu’elle fout là, poupon qui s’ignore lui-même, Moi, etc.). On ne pouvait nécessairement pas laisser les consoles à découvert. Donc ce n’est pas vraiment une critique constructive pour le coup…

Mais! L’expérience rétro ne se limite pas seulement au toucher et à la vue. Il y a aussi l’ouïe… Un enfant né en 2002 est habitué aux voix réalistes des personnages ainsi qu’aux musiques instrumentales dans ses jeux. Il n’a pas vraiment idée de ce que sont les bruitages 8 bits. Et le problème ici est que le volume des télés était pratiquement à off…

Il fallait se coller l’oreille contre l’écran pour entendre. Raison logique, si tous les écrans avaient le volume dans le tapis, imaginez la cacophonie… Cependant, le problème aurait pu être réglé très aisément avec de simples casques d’écoute.

Oh, il y avait bien quelques casques d’écoute, mais seulement dans les dernières sections modernes de l’expo. Pourquoi? J’ai ma petite idée, mais c’est une théorie de mon cru : Les casques d’écoute étant « peut-être » la dépense de trop pour le musée, il y en avait seulement (il me semble) aux bornes de jeux signés Ubisoft

Et devinez quoi? Hey oui, la fierté Ubisoft, Ubisoft la francophone, Ubisoft la Montréalaise, Ubisoft, le plus grand commanditaire de l’expo. Ubi qui avait SA grooosse section avec un reportage sur elle-même, sur ses futurs jeux, etc. Et qui a fourni uniquement ses jeux modernes en casques d’écoute. C’est ce genre de parti prit flagrant, purement mercantile qui s’immisce dans une exposition CULTURELLE au sein d’un musée national et public (donc gouvernemental), qui me fait grincer des dents.

D’un autre côté, puisque le gouvernement d’une des provinces d’un des pays les plus riches du monde est de toute évidence incapable de fournir un assez gros budget afin que le musée réalise ses projets culturels, ce dernier doit bien se trouver une source financière via un commanditaire local. C’est donc dans ses droits, à Ubisoft, de se mettre ainsi de l’avant… De plus, la section narcissique était à la toute fin de l’expo, donc on a eu la « paix » le reste du temps. Et le reportage sur la création des jeux chez Ubisoft était intéressante, faut l’avouer. Je sais rester bon jeu malgré tout! Enfin.

De plus, j’ai noté quelques erreurs –mineures- de concordance objets/vignettes/bornes. C’est-à-dire que parfois, on nous montrait un jeu à l’écran qui ne correspondait exactement pas au jeu « physiquement » en démo (il y avait une confusion entre deux versions de Metroïd par exemple). Mais rien de flagrant au point de faire mentir honteusement l’histoire.

Notons aussi la borne de Bubble Bobble qui était injouable, pour cause de manette non fonctionnelle =(. Pong aussi avait quelques difficultés de maniabilité… Mais je crois que je dois mettre la faute sur la vieillesse de la machine 😉

Finalement, il y avait une belle borne d’arcade de Pac-Man originale, qui m’a fait baver en la voyant, mais qui était en panne, ce qui m’a fait encore baver, négativement cette fois-ci.

MALHEUR! Ce genre de petit bris arrive pourtant dans une expo achalandée, je reste donc clémente!

 

Au final…

La première moitié –rétro- de l’expo m’a énormément amusé, mais pas la deuxième (post-2000 et Ubisoft la glorieuse), que j’ai « by passé » pour retourner dans les vieilles bébelles… Mais bon, ce sont mes goûts personnels. Notons néanmoins que toutes les sections de l’expo montraient des consoles légendaires et des jeux pertinents, des grandes séries aux jeux moins connus du grand public.

Je me suis surtout vraiment amusée avec mes compagnons de voyages, je ne regrette pas d’y être allé! Je vous recommande donc l’expérience (mais avec VOS compagnons.)

Sinon, Alpha s’est découvert une passion pour le jeu Samba De Amigo, patente stéréotypée mexicaine quétaine sur Wii, aux musiques plutôt atroces, que ma mémoire avait enterrées très, très creux (à côté des cartouches d’E.T au Nouveau Mexique)… Chacun ses goûts!

amigo

Un jour, je ferai une soirée mexicaine, on mangera des tacos Old El Paso, on fera une piñata en forme de Beta, on jouera à Samba De Amigo et Alpha me dira, en passant l’aspirateur : « Hola Misser Tanooka, you no have no more Windex on Star Destroyer. Afuera! »

Ariba riba!

Tanooka

 

Merci à Accros des jeux! =D Prochain article en fin septembre!

Pour plus d’info sur l’expo: http://www.mcq.org/jeuxvideo/


À propos de cet accros

Tanooka

On me surnomme Tanooka, je suis une Damoiselle, tomboy à ses heures, je suis née rétrogamer et je mourrai rétrogamer. Malgré mon surnom faisant référence au Tanuki des légendes nippones, je suis très loin d'être une otaku! Même si j'ai un fort intérêt envers tout ce qui touche à l'univers geek et que je suis entourée de geek, je ne me considère pas réellement comme tel non plus. Je suis juste... Tanooka la rétrogamer. Notez que j'aime pas mal les vieilles affaires en général, as in, antiquités de toutes époques, sauf du futur, POUAHAHA. Erf... On me surnomme parfois l'historienne, et les musées, j'en mange, et j'y travaille, et j'en étudie, et... Bref là je raconte ma vie. Vous remarquerez donc aussi que quand j'écris, j'écris beaucoup. Ça peut-être long. C'est pourquoi, sporadiquement, je vide mon sac de geekeries en écrivant des articles, qui sont postés sur le site des Accros des jeux. C'est Testeur Alpha qui m'a présenté l'équipe des Accros à l'aube de l'été 2013, et je suis très heureuse d'en faire maintenant partie!


Commentaires

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  1. Testeur Alpha à dit :

    C’EST MÊME PAS VRAI J’AI JAMAIS JOUÉ À SAMBA DE AMIGO :O!

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